Même si la plupart des termes que nous utilisons en
France en compétition ou en petit match entre amis
sont tirés de mot anglais, la NBA abonde de termes
qui lui sont propres et dont une traduction
littérale ne suffit pas toujours à en tirer tout le
sens. Pas de panique, Maître MVP est là pour combler
vos lacunes.
Par Guillaume Guégan et Cyril Papot
ACTIVE LIST:
Elle liste le nombre maximum mais aussi minimum de
joueurs que chaque équipe peut aligner sur la
feuille de match. Ainsi le maximum en saison
régulière est fixé à 12 joueurs et le minimum à 8 ,
avec en playoffs toujours 12 joueurs en tenue mais
cette fois 9 minimum en playoffs. Durant
l’intersaison et les training camps, un club
peut engager jusqu’à 20 joueurs mais devra n'en
compter que 12 au début de la saison, soit en en
coupant certains ou en les plaçant sur l'l'injury
list.
AIR BALL:
Le summum de la honte pour tout basketteur qui se
respecte. C'est en fait un shoot qui ne touche ni la
planche, ni l’arceau. Cette action est souvent
l’occasion pour les adversaires et le public de
"chambrer" le joueur responsable.
ALL AROUND PLAYER:
Le joueur complet par excellence, capable de jouer
et de s’exprimer à plusieurs postes. L'exemple le
plus marquant fut bien entendu Magic Johnson, qui
fut capable d'évoluer durant sa carrière à tous les
postes, de meneur à pivot. Aujourd'hui, on citera
Kevin Garnett et ses capacités à jouer petit ailier,
ailier fort voire pivot. Ou encore Anthony Mason, un
ailier fort qui de temps en temps joue meneur de
jeu.
ALL STAR GAME :
Ce match de gala est devenu au fil des années une
véritable institution, phare du All Star Game
Weekend. Il regroupe chaque année, au mois de
février, les meilleurs joueurs de la NBA désignés à
la fois par le public (les titulaires) et les
coaches de la NBA (remplaçants). Les joueurs de la
Western Conference défient leurs homologues
de l’Eastern, avec l'occasion pour certains
de montrer leur talent au pays entier. En marge de
cet événement est venu se greffer d'autres
attractions depuis une dizaine d'années, avec en
points d'orgues les concours de smashes et à 3
points, ainsi qu'un match opposant les meilleurs
rookies de l'Est à ceux de l'Ouest.
ALLEY-OOP: Le
public raffole de cette passe lobée au-dessus de la
défense, ponctuée d’un "dunk" que l'auteur
veut le plus spectaculaire possible. Jason Kidd en
est le spécialiste attitré aux Phoenix Suns.
ASSIST: Terme
employé par les Américains pour désigner la passe
décisive. Soit une passe ayant entraîné un panier
(ou deux lancers-francs avec au moins une réussite)
avec un maximum de deux dribbles du scoreur. Les
meneurs de jeu sont ceux qui remplissent le plus
facilement cette rubrique statistique. En NBA, le
plus prolixe des passeurs s’appelle John Stockton
(Utah Jazz), qui détient le record absolu avec plus
de 13.000 assists en quinze saisons de NBA (et il
continue d'alimenter ce record). Toutefois, sur un
match, c'est l'ancien meneur des Orlando Magic Scott
Skiles (aujourd'hui coach de Phoenix) qui tient le
haut du pavé avec 30 passes en 1990 face aux Lakers.
BACK COURT:
Désigne les "guards" ou plutôt la ligne arrière
d'une équipe composée d'un meneur de jeu et d'un
arrière shooteur. Pour ne prendre qu'un exemple, Tim
Hardaway et Eddie Jones forment le backcourt
de Miami.
BACK UP: Ou
remplaçant. Bien qu'il ne soit jamais agréable pour
un joueur de démarrer sur le banc, certains se sont
spécialisés dans ce domaine et réussi une carrière
très correcte en NBA.
BANGER: Un
banger est un basketteur qui cherche à conclure le
plus souvent ses actions par un "dunk". On
pense bien entendu immédiatement à Vince Carter ou à
Kobe Bryant, ces derniers étant capables d’aller
claquer le ballon dans le cercle sur la tête de
n’importe quel joueur.
BANK SHOT: C'est
un tir pour lequel le joueur, excentré ou peu sûr de
lui, prend appui sur le panneau.
Scottie Pippen en raffole.
BIG MAN: C'est
ainsi que l'on désigne les intérieurs, grands et
costauds, que ce soient les pivots ou les ailiers
forts. On les surnomme aussi les "trees" (arbres en
français).
BIG MOUTH:
Littéralement ça se traduit par "grande gueule".
Charles Barkley avant qu’il ne se retire avait cette
réputation de "gueulard", pestant après lui-même,
les arbitres, ses adversaires, le public, ses
coéquipiers, Dieu etc… Une "espèce" en voie de
disparition.
BLOCK SHOT:
Geste de défense ultime qui consiste à détourner le
ballon de sa trajectoire après que celui-ci ait
quitté ou non la main du shooteur. Le Heat Alonzo
Mourning, alors pivot d’un lycée de Virginie,
effectua 29 contres dans le même match en 1988!
En 1973, Elmore Smith (ex-Los
Angeles Lakers) effectua 17 "blocks" contre Portland
(record NBA). C'est aussi un message
subliminal à l'attention de ses adversaires, du
style "on ne passe pas" ou "si vous revenez, voilà
ce qui vous attend".
BRICK: On peut
traduire par "jet de pavé". Non pas comme Mai 68
mais en fait en shootant si fort que le ballon n’a
aucune chance de faire mouche.
BUTCHER : Ou le
"boucher". Celui qui défend avec brutalité, qui
distribue des "gnons" sans trop se soucier de la
balle, qui fait des fautes. On parle aussi de
"hacker". Charles Oakley de Toronto est couramment
réprimandé pour cela.
CENTER: Désigne
le pivot ou numéro 5 d'une équipe. Ce joueur se
caractérise le plus souvent par sa grande taille et
un poids élevé par rapport à ses partenaires. Il a
pour objectif de prendre un maximum de place dans la
raquette. Aujourd’hui les "centers" essaient de
gagner en mobilité car le jeu moderne exige de la
part de tous les joueurs, y compris les pivots, des
qualités de vitesse et de course, symbole d’un jeu
allant toujours de plus en plus vite. Shaquille
O’Neal (Lakers) possède toutes les qualités du pivot
moderne. En effet il est à la fois grand (2.16m) et
rapide, puissant (142 kg) et doté d’une superbe
détente. Toutes ces qualités physiques en font le
meilleur "center" actuel de la NBA et de loin.
CHAMPIONSHIP RING :
Ce sont les fameuses bagues que reçoivent les
vainqueurs du championnat NBA. Michael Jordan
(Bulls), vainqueur en 1991, 1992, 1993, 1996, 1997,
et 1998 du championnat NBA, en possède donc six,
chacune sertie de diamants et autres gemmes de luxe.
Son prix est évalué au million de dollars, mais du
fait de sa signification sa valeur est beaucoup plus
importante.
CLUTCH PLAYER:
Joueur qui brille dans les moments décisifs d’un
match. Il faut avoir un mental en acier, ne pas
avoir la main qui tremble. Jerry West (ex-Los
Angeles Lakers ) fut surnommé "Mister Clutch". Tous
les grands joueurs sont des "clutch players", à
commencer par Michael Jordan. A ce jour, Tim Duncan
(San Antonio) semble être le plus à même de
reprendre le flambeau.
COACH: Le "head-coach"
est l’entraîneur en chef. En NBA, on considère que
son rôle est avant tout de synthétiser les remarques
ou de mettre en application de ses adjoints ("assistants-coaches"),
qui aident le coach à faire les bons choix en se
concentrant sur un aspect du jeu (défense,
attaque…). Il est le plus souvent en première ligne
en cas de mauvais résultats et passe son temps à
gérer les egos de ses joueurs.
COAST TO COAST:
Dans cette métaphore typiquement américaine, le
terrain de basket est comparé au territoire des
Etats-Unis, qui comme chacun le sait est bordé à
l’Ouest par l’Océan Pacifique et à l’Est par l’Océan
Atlantique. Ceci pourrait se traduire par d’une côte
à une autre. Sur un terrain, on utilise cette
expression lorsqu’un joueur prend un rebond
défensif, dribble pour traverser le terrain, puis
conclut en allant scorer dans le panier adverse. Il
a alors réalisé un "coast to coast".
COMMISSIONER:
Tout simplement le "big boss", celui qui doit
orienter la politique de la ligue, être répressif
quand il fe faut, visionnaire etc.... David Stern
est l'actuel "commissioner" de la NBA.
CROSSOVER DRIBBLE :
C’est un dribble croisé qui sert à passer son
défenseur. Ce geste est très régulièrement utilisé
par les joueurs adeptes des "uns-contre-un". En NBA,
c’est sans hésiter Allen Iverson qui maîtrise le
mieux ce geste offensif en laissant souvent son
adversaire sur place, grâce à une rapidité
d’exécution impressionnante.
DOUBLE DOUBLE :
Se réfère à un joueur qui cumule au moins dix unités
dans au moins 2 des 5 catégories statistiques
majeures (points, rebonds, interceptions, contres et
passes décisives) dans la même rencontre. Depuis son
entrée en NBA, Tim Duncan (San Antonio Spurs) est le
plus régulier dans ce domaine, 85% de ses matches se
soldant par un double-double.
DOWNTOWN: Shoot
à longue distance. Dans les années 80 et début des
années 90, les qualités de shooteur de Larry Bird
(ex-Boston Celtics) faisait de lui le plus grand
spécialiste du shoot à longue distance. Il fut
d’ailleurs vainqueur à trois reprises du concours de
shoot à longue distance, organisé lors du All Star
Game (1986, 1987, 1988). A ce jour, Reggie Miller en
est le spécialiste.
DRAFT: Système
institué à l'origine afin de permettre aux équipes
les plus faibles de choisir en premières dans une
classe d'âge issue de la NCAA ou du vivier européen.
Celle-ci se déroule fin juin, les clubs de la NBA
les moins bien classés à la fin de la saison
régulière qui vient de s'achever choisissant chacun
à leur tour un joueur qui répond à leurs besoins ou
dont le talent est au dessus de la norme. D'abord
territoriale (les clubs ne pouvaient choisir que
dans le vivier de leur état), elle s'est agrandie
sur le plan national et international, même si elle
est passée à une vingtaine de tours à deux
aujourd'hui. Elle fait partie intégrante du
recrutement de chaque équipe à l'intersaison. A
l’origine le terme "draft" désignait la conscription
militaire.
DUNK: Ecraser la
balle dans le cercle. Réservé à ceux qui ont
suffisamment de détente et de coordination. Le
"dunk" reste le plus sûr moyen d’inscrire un panier.
Il sert aussi à épater la galerie et à dynamiser ses
coéquipiers et supporters. Il existe différents
synonymes au mot "dunk", et de nombreux spécialistes
comme Julius Erving, Michael Jordan ou Vince Carter
désormais. Mais c'est en 1985 que Spud Webb créa la
sensation en remportant le concours du All Star Game
en alignant les dunks du haut de son mètre
soixante-dix.
DRIVE: Action
qui consiste à dribbler rapidement vers le panier
dans l’intention de marquer alors que le temps est
compté et que son équipe est en retard. Les meneurs
de jeu sont les joueurs les plus habilités à
poursuivre ce type d’action, car ce sont les
meilleurs manieurs de ballon.
ENFORCER :
Joueur costaud et brutal pour qui le chemin le plus
court, entre l’endroit où il se trouve et le panier,
est la ligne droite. Peu importe si des défenseurs
sont sur la trajectoire. Karl Malone (Utah) est un
enforcer type.
FADE AWAY JUMPER:
Un grand classique pour les fans de Michael Jordan.
Ce shoot en extension est effectué en reculant, ce
qui permet d'éviter le contre du défenseur. Geste
très difficile car le shooteur quitte à la fois ses
appuis tout en se déséquilibrant vers l’arrière.
Michael Finley (Dallas) notamment raffole de ce
shoot.
FAST BREAK:
Contre-attaque. Les Los Angeles Lakers de Magic
Johnson ont labelisé ce terme dans les années 80.
FIELD GOAL:
Panier à deux ou trois points, donc, tous les
paniers sauf ceux obtenus sur lancers-francs.
FINGER ROLL: Sur
les "lay-up", faire rouler ses doigts avant de
lâcher la balle, ce qui lui donne de l’effet et
permet de faire un lob et ainsi d’éviter les
contres.
FORWARD: Ailier.
Il y a le "small forward" (petit ailier ou numéro
3), qui est souvent un shooteur à mi-distance, et le
"power forward" ou "strong forward" (ailier fort ou
numéro 4) qui est capable de scorer poste bas et de
prendre du rebond.
FRANCHISE: On
désigne un club NBA par le mot franchise. Celui-ci,
comme un commerçant qui veut ouvrir un magasin sous
une enseigne, a reçu l’autorisation de jouer dans le
championnat NBA, contre monnaie sonnante et
trébuchante de préférence. En NBA, il faut répondre
à un certain nombre de critères précis (salle d’une
capacité minimale, parkings, contrats TV, etc.).
Chaque franchise est une véritable entreprise, avec
une cinquantaine de salariés à plein temps entre les
joueurs, les coaches, le general manager mais aussi
aussi tous les employés administratifs ou liés au
marketing.
FRANCHISE PLAYER:
C’est le joueur porte-drapeau du club, si bon pour
que l’on peut bâtir une équipe autour de lui. Style
Jordan avec les Bulls, O’Neal avec les Lakers ou
encore Duncan avec les Spurs.
FREE AGENT:
Joueur qui n’est pas ou plus lié avec un club par un
contrat, et donc libre sur le marché.Rares sont les
stars qui atteignent ce statut, car leurs clubs
s'empressent de leur signer des contrats bétons ou
des extensions de contrat.
FREE THROW: Le
lancer-franc. Il existe d’ailleurs des
spécialistes de cet exercice comme Reggie Miller
d'Indiana, qui tourne à plus de 90% de réussite aux
lancers-francs sur l'ensemble de sa carrière.
Parallèlement, il y a des joueurs qui sont
allergiques à cette ligne. On pense bien sûr aux
deux spécimens NBA, Shaquille O’Neal et Olden
Polynice (Utah) qui transforment rarement un lancer
sur deux. En 1993, Michael Williams (Minnesota) a
réussi une série de 97 lancers consécutifs (record
NBA).
FREEZE: Tactique
utilisée par l’équipe qui mène au score pour geler
le jeu et ainsi jouer au mieux avec l’horloge des
24’’ pour empêcher l'équipe adverse d'emballer le
jeu.
FRONT LINE:
Désigne la ligne intérieure d'une équipe, qui va de
l'ailier fort au pivot. En NBA, on considère
qu'avoir une frontline de moindre facture est
rédhibitoire en playoffs, et encore plus en finale.
A ce jour, les Spurs avec Tim Duncan (2m13) et David
Robinson (2m15) possèdent la meilleure frontline de
la ligue.
FULL COURT PRESS:
Défense intense qui se pratique sur tout le terrain.
Il est très rare de voir ce genre de tactique en
NBA, sauf quand l'équipe doit absolument récupérer
le ballon car le score est serré en fin de rencontre
ou alors pour mettre la pression sur l'adversaire
afin de lui faire perdre le ballon. L'équipe des
Etats-Unis aux derniers Jeux de Sydney jouait tous
ses matches de cette façon.
GARBAGE TIME:
C'est une période morte, où les titulaires ont
besoin de se reposer ou alors lorsque une équipe
possède une telle avance qu'elle lance ses seconds
couteaux pour assurer le minimum. Littéralement cela
se traduit par "Temps poubelle".
GENERAL MANAGER ou
GM: C’est celui qui fait fonctionner le club NBA
au quotidien, qui n’a de compte à rendre qu’au
propriétaire et (ou) au président. La fonction de
general manager consiste aussi à effectuer les
signatures de joueurs mineurs en cours de saison,
mais aussi de choisir en collaboration avec le coach
les choix de la draft ou d'effectuer des échanges.
GOAL TENDING:
Action défensive illicite qui consiste à contrer la
balle après un shoot lorsque celle-ci est en phase
descendante, ou quand la balle est sur l’arceau dans
le périmètre du cylindre imaginaire. En NBA,
contrairement au règlement européen, on autorise
d'enlever le ballon lorsque celui-ci est sur
l’arceau.
GUARD: Arrière.
Il y a le "point guard" (meneur de jeu ou numéro 1)
que l’on appelle également "playmarker" (faire le
jeu). Il y a le "shooting guard" (deuxième arrière
ou numéro 2) dénommé aussi "off guard". Jason Kidd
(Phoenix Suns) et Gary Payton (Seattle) sont des
"point guards" de référence, comme Reggie Miller
(Indiana) et Allan Houston (New York) au poste
de"shooting guard".
GUNNER: Un
artilleur, un joueur qui ne vit que pour shooter
sans se préoccuper de sa réussite. On peut citer
Jerry Stackhouse (Detroit) comme exemple le plus
parlant actuellement.
HALL OF FAME:
C’est le panthéon, le musée du basket, situé à
Springfield dans le Massachusetts. Dans ce lieu,
tout est à la gloire du basket américain et (un tout
petit peu) international. Le rêve de tout joueur de
NBA est, outre remporter un titre de champion,
d'être intronisé au Hall of Fame car cela le place
dans la légende du ballon rond.
HOOK SHOT: Shoot
d’une main, le bras tendu. Généralement effectué
au-dessus de la tête et sur une jambe. Traduit en
France par "bras roulé". Un geste difficile à
acquérir, et de moins en moins pratiqué.
HOT HAND:
Expression typique de la culture basket américaine
qui caractérise le joueur qui rentre tous ses
shoots. Se traduit en français par "main chaude".
ILLEGAL DEFENSE:
En NBA, ce terme désigne désormais la défense de
zone car il est en effet interdit de pratiquer ce
genre de défense, car la ligue nord-américaine
n’autorise que la défense individuelle.
INJURY LIST:
S'oppose bien entendu à l'active list. Liste
les joueurs blessés ou qui par souci de respecter le
quota de joueurs autorisés sur la feuille de match
sont placés sur celle-ci en attendant.
IN THE PAINT:
C'est par cette expression que l'on évoque les
points marqués dans la raquette, dans le territoire
réservé aux plus costauds. Les pivots en ont fait
leur lieu d’expression. Mais attention à ne pas y
rester plus de 3 secondes…
IN THE ZONE:
Autre expression pour caractériser le joueur qui
réussit tous ses shoots: il est dans la zone.
INTIMIDATOR: Un
joueur qui grâce à sa taille, son envergure, sa
force, son charisme intimide l’adversaire.
L’intimidateur type l’empêche de pénétrer dans la
raquette, de tenter un shoot ou le contraint à
modifier la trajectoire de celui-ci. Dikembe Mutombo
par sa capacité à contrer tout ce qui bouge ou Pat
Ewing il y a quelques années sont des
intimidators craints et réputés.
IN YOUR FACE: Ce
qui fut jadis une formule d'intimidation de celui
qui venait de shooter ou de dunker sur la tête de
son adversaire est devenu insidieusement un message
subliminal d'un attaquant sur le défenseur, du genre
'prends ça mon pote".
JUMPER : Celui
qui a du "jump", de la détente. On peut dire
également "leaper." Tous les as du dunk sont des "jumpers".
La détente s’apprécie sèche, sans élan. Celui qui a
plus d’un mètre de détente sèche est digne de Julius
Erving, Spud Webb and Co.
JUMP SHOT: Tir
en extension permettant de shooter par-dessus le
défenseur. On dit aussi the "J."
KEY PLAYER:
Joueur clef sans lequel l’équipe n’est plus la même.
Lors de la saison 1993-1994, les Chicago Bulls
étaient perdu sans leur leader Michael Jordan, qui
s’était retiré de la compétition.
LAY-UP: Panier
marqué en double pas, délicatement en déposant le
ballon dans le cercle.
LOTTERY PICK:
Comme son nom l’indique, c’est une loterie qui va,
non pas permettre de gagner des milliards de dollars
mais déterminer l’ordre dans lequel se feront les
choix dans la "draft" en NBA. Ceci afin d'empêcher
certaines équipes de volontairement perdre un
maximum de matches afin de choisir en première lors
de la draft suivante…
MAN TO MAN:
Homme à homme, appelé aussi défense individuelle.
Système défensif ou chaque joueur prend directement
en charge un attaquant. C’est d'ailleurs le seul
système défensif autorisé par le règlement NBA, d'où
l'importance pour chaque joueur de savoir défendre.
MONEY TIME:
Comme son nom l'indique, c'est le moment du match où
les stars prennent le jeu à leur compte pour
justifier leurs gros salaires. Les "clutch players"
excellent dans le money-time.
MVP: Most
Valuable Player, le meilleur joueur d’un
championnat, d’un All Star Game. Ceux de la NBA sont
élus par les journalistes. Plus qu'une distinction
honorifique, elle consacre le lauréat comme un
joueur d'exception, et surtout comme celui qui a
permis à son équipe de remporter un maximum de
matches voire le titre.
NBA: National
Basketball Association. Ligue
professionnelle célèbre dans le monde entier
composée actuellement de 29 équipes, concentrées aux
Etats-Unis et depuis quelques années au Canada. Un
championnat qui va de novembre à juin et qui possède
quelques règles particulières (pas de défense de
zone, forme de la raquette rectangulaire, etc.).
Tous les basketteurs de la planète rêvent de jouer
en NBA qui est devenue l’une des plus importantes
entreprises mondiales de sport-spectacle.
NICKNAME: Chaque
franchise en possède un, et les joueurs se battent
pour en avoir un. Le plus souvent désigné par le
public, ce surnom permet de mieux définir un joueur
(exemple "The Beast" -la bête- pour Patrick Ewing ou
"Demolition Man" pour Dennis Rodman) ou fair
référence à un passé ou un lieu (les Pistons de
Detroit, capitale de l'industrie automobile
mondiale). Pour certaines villes, comme Chicago, le
seul nickname de Bulls est la vitrine de celle-ci
dans le monde.
NO CUT: Type de
contrat qui garantit au joueur qu’il sera payé
jusqu’au terme de celui-ci, même si il est blessé ou
improductif. A l’inverse, le contrat "cut" peut être
dénoncé de manière unilatérale.
NO LOOK PASS:
C’est la "passe aveugle" rendue célèbre par
l’ex-meneur des Los Angeles Lakers dans les années
80, Magic Johnson. Aujourd'hui Jason Kidd a repris
ce label à son compte.
OFFENSIVE FOUL:
Faute offensive. Comme son nom l’indique ce type de
faute est commise par un joueur de l’équipe qui
attaque. La faute offensive la plus courante est le
passage en force.
ONE ON ONE:
Un-contre-un. Quand le porteur de la balle se trouve
face à un défenseur et cherche à le dépasser en
dribbles. Michael Jordan était considéré comme un
grand joueur de un-contre-un. Aujourd’hui, c’est
l’arrière des Philadelphia Sixers Allen Iverson, qui
possède toutes les qualités athlétiques nécéssaires
pour être un bon joueur de un-contre-un (bon
dribble, explosivité dans le premier pas, vitesse,
etc.).
OVERTIME:
Prolongation. Elle a lieu lorsque les 2 équipes se
retrouvent à égalité de points à la fin du match, et
dure 5 minutes. Si au terme de celle-ci, le score
est toujours à parité, on recommence pour 5
nouvelles minutes et ainsi de suite.
OWNER: Le
propriétaire (ou l’actionnaire principal) de la
franchise NBA. C’est celui qui tient les cordons de
la bourse, et donc qui décide qui est payé et ce au
prix qu'il décide. Parmi tous les proprios de la
ligue nord-américaine, citons Paul Allen des
Portland Trail Blazers, multi-milliardaire et
co-fondateur de Microsoft.
PERIMETER PLAYER:
Ce sont les joueurs qui ont la capacité à jouer avec
efficacité face au panier. On pense bien sûr aux
arrières, voire aux petits ailiers.
PICK: C’est un
écran. Il s’agit alors à l’attaquant non porteur de
balle de bloquer un défenseur dans son déplacement
en faisant opposition avec son corps. Attention,
l’écran, pour ne pas qu’il soit illégal, ne doit
jamais être effectué en mouvement. Au moment de
l’écran, le corps du joueur qui le porte doit être
stoppé. En effet l’écran en mouvement est sanctionné
par une faute offensive.
PICK and ROLL:
C’est lorsqu’un des quatre non porteurs de balle
pose un écran sur un défenseur puis effectue un
appel de balle juste après le passage du porteur.
PICK-UP GAME:
Match improvisé, dans une salle ou sur un "playground."
Les règles de jeu sont des plus laxistes, mais
nombre de joueurs de NBA s'y adonnent l'été pour
entretenir la forme.
PLAYOFFS: La
phase terminale du championnat NBA, le moment de
vérité où les équipes sont toutes tournées vers un
unique objectif: conquérir le titre. Le système est
basé sur un premier tour (où l'équipe la mieux
classée de la conférence affronte la huitième, la
seconde la septième etc…) au meilleur des 5 manches,
puis sur des demi-finales, finales de conférence et
finales au meilleur des 7 manches (qui opposent les
champions de chaque conférence). A chaque fois
l'équipe la mieux classée lors de la saison
régulière conserve l'avantage du terrain.
POINT GUARD: Ce
sont les meneurs de jeu, appelés aussi point
guards ou poste 1. Magic Johnson et Isiah Thomas
étaient des point guards d'exception. Aujourd’hui,
Jason Kidd, Gary Paytonou encore John Stockton sont
les plus célèbres meneurs de la NBA.
POWER FORWARD:
C’est l’ailier fort, appelé aussi numéro 4 ou "big
forward". Karl Malone et Kevin Garnett sont des
"power forwards."
POST PLAYERS: Ce
sont les joueurs qui sont capables de jouer sans
trop de difficultés dos au panier, au poste. On
pense bien entendu aux "power forwards" et aux "centers."
PROSPECT: Jeune
espoir possédant de réelles qualités pour devenir un
futur bon joueur. Tony Parker (Paris Basket Racing)
est ainsi considéré comme un "top prospect player"
aux Etats-Unis, ce qui devrait se matérialiser par
sa sélection lors de la draft.
QUADRUPLE-DOUBLE:
Se réfère à un joueur qui accumule dans la même
partie 10 unités ou plus dans au moins 4 des 5
catégories majeures (points, rebonds, interceptions,
contres et passes décisives). A ce jour, seuls 4
quadruple-doubles ont été réalisés dans l’histoire
de la NBA.
QUARTER : Le
quart temps. En NBA, les matches se divisent en 4
quarts temps de 12 minutes (soit un temps total pour
un match de 48 minutes).
REBOUND: Le
rebond. Celui-ci peut être soit défensif, soit
offensif. Il existe des spécialistes du rebond comme
par exemple Dennis Rodman. Malgré une taille moyenne
pour un numéro 4 (2.02m), ce joueur est considéré
comme le meilleur rebondeur de l’histoire de la NBA
(il fut en effet 7 fois meilleur rebondeur de la
ligue). Pour expliquer ceci, Dennis Rodman estime
qu’il passe la majeure partie de son temps sur le
parquet à se placer pour pouvoir capter le rebond.
Sa préoccupation principale n’est pas de scorer ou
de faire des passes décisives comme la majorité des
joueurs, mais de prendre un maximum de rebonds au
cours du match. Wilt Chamberlain était lui aussi un
"dinosaure" du rebond. Lors de la saison 1960/1961,
il tournait à 27.2 prises par match. Il fut 11 fois
meilleur rebondeur NBA (record de la ligue).
REFEREE:
Arbitre. Ils sont trois par match à officier en NBA,
et sont professionnels.
ROLE PLAYER:
Joueur qui sait bien faire une ou deux petites
choses (par exemple : défendre sur un "big man",
contrer, prendre des rebonds), mais qui n’est pas
très doué pour le reste. D'où un temps de jeu
restreint.
ROOKIE:
Débutant. Celui qui effectue sa première saison en
NBA, quel que soit son âge. Chaque année la ligue
élit son "Rookie of the Year" (Meilleur Débutant de
l’Année).
RUN and GUN:
Courir et tirer. Système d’attaque privilégiant la
contre-attaque, qui fut aux débuts des années 90
appliquées à Denver par Paul Westhead malgré des
résultats décevants.
SALARY CAP:
Mesure prise en NBA, en 1983, afin de limiter la
masse salariale des clubs, le tout visant à tenter
d'équilibrer les chances de chaque franchise. La
saison 1998/1999 a été marqué par une grève des
joueurs qui protestaient alors contre une baisse de
la masse salariale, imposée par la NBA. Cette mesure
comptient toutefois de multiples clauses qui permet
de dépasser le montant alloué (35 millions de
dollars cette saison). Cependant ne pas la respecter
peut entraîner de graves sanctions, comme a pu le
vérifier récemment Minnesota suite à l'affaire Joe
Smith.
SCOUT:
Recruteur. Cela peut être un assistant coach chargé
d’aller espionner les joueurs et équipes adverses.
Il peut avoir pour mission de détecter de nouveaux
talents. Chaque club NBA possède son "scout",
responsable du recrutement. Il prospecte bien sûr
sur le territoire américain, mais n’hésite pas aussi
à venir observer les meilleurs joueurs évoluant en
Europe (européens ou américains) en vue d'être
draftés ou signés.
SHOOTING GUARD:
Numéro 2, "off guard", "two guard" ou deuxième
arrière qui a pour spécialité le shoot et qui doit
alimenter la marque. C’est une "espèce" en voie de
disparition. Reggie Miller (Indiana Pacers) reste à
ce jour l’arrière shooteur le plus efficace de la
NBA.
SHOOT CLOCK:
Chrono des 24 secondes imparties pour shooter.
SKYHOOK : Le
bras roulé qui tombe du ciel. Un "hook shot" inventé
par Kareem Abdul-Jabbar. Il demande d’être un "big
man", d’être souple, coordonné. Bref, d’être un "Jabbar."
SKYWALK: Qui
marche dans le ciel. Le genre Michael Jordan. On dit
aussi "Talk to Gold" (parler à Dieu).
SMALL FORWARD :
C’est le petit ailier, ailier shooteur ou numéro 3.
Glenn Robinson (Milwaukee) pour ne citer qu'un
exemple est un vrai numéro trois, capable de shooter
de loin ou de jouer "in the paint", de prendre des
rebonds, de finir ou lancer des contre-attaque. Sans
doute le poste le plus complet dans le basket NBA.
STARTING LINEUP:
Les cinq joueurs qui débutent le match. On dit
démarrer dans le "starting lineup", le "starting
five" ou encore le "First Five".
STEAL:
Interception. En NBA, Eddie Jones (Charlotte
Hornets) est actuellement un des tous meilleurs
voleurs de ballon.
En 1976, Larry Kenon
(San Antonio) intercepta contre Kansas City 11
ballons (record NBA).
STREAK: Série de
victoires ou de défaites.
SUMMER LEAGUE:
Ligue d’été. Permet de jouer des matches organisés
(soit le contraire des "pick-up games") et de
conserver la forme. De plus en plus de joueurs
européens partent l’été, jouer ces "summer leagues"
afin de rester en forme et de se montrer auprès des
"scouts" NBA.
TEN DAY CONTRAT:
En NBA, contrat de dix jours offert à un joueur
(souvent venant de CBA) pour remplacer
temporairement un joueur de l'effectif blessé.
THREE POINTER:
Joueur qui a comme spécialité le shoot à 3 points.
Ce sont les arrières comme Reggie Miller (Indiana)
qui excellent le plus souvent dans cet exercice. En
NBA, c’est Dennis Scott (Orlando) en 1996 avec 11
réussites qui détient le record de paniers à 3
points marqués dans un match.
THREE SECONDS
VIOLATION: Règle des 3 secondes. Il est en effet
interdit à un joueur en position d’attaque de rester
plus de 3 secondes dans la raquette adverse.
TITLE CONTENDER:
Prétendant au titre. Cette année, en NBA, les
Lakers, Portland, San Antonio ainsi que Philadelphie
sont les mieux placés pour conquérir le titre de
champion NBA.
TRADE: Pour
modifier leur effectif en cours de saison ou durant
l'intersaison, les franchises NBA ont recours aux "trades",
qui est en fait un échange d'un ou plusieurs joueurs
contre un ou plusieurs joueurs, agrémentés parfois
de tours de draft et d'argent. Les joueurs ainsi
échangés n'ont pas leur mot à dire (sauf clauses
particulières dans leurs contrats). Toutefois un
"trade" doit respecter les règles en vigueur du
salary cap, c'est à dire que la masse salariale de
l'équipe qui reçoit de nouveaux joueurs doit être
conforme au règlement.
TRAINING CAMP:
Avant le début de la saison régulière, au mois d'ocotbre,
chaque équipe NBA organise son "training camp". Le
but est de remettre d'évaluer la forme (ou les
formes…) de ses joueurs et de les remettre sur le
droit chemin le cas échéant, en mettant à leur
disposition installations et suivi médical.
TRASH TALKING :
Langage souvent familier utilisé pour déconcentrer
son adversaire direct voire de l'intimider. Ce "parler-poubelle"
est désormais proscrit en principe en NBA, même si
Gary Payton n'hésite pas à en abuser.
TRIPLE DOUBLE:
Totaliser dans un match au moins 10 unités dans l’un
des cinq secteurs suivants : points, rebonds,
passes, contres, interceptions. Le 2 février 1968,
Philadelphie battait Detroit 131 à 121. Wilt
Chamberlain participa largement à ce succès. La
preuve: il cumula 22 points, 25 rebonds, et 21
passes… Plus fort encore avec Oscar Robertson des
Cincinnati Royals (NBA) qui sur la saison 1961/1962
présentait les moyennes suivantes: 30.8 points, 12.5
rebonds et 11.4 passes décisives !!! Un triple
double unique et sans doute jamais égalé!
TURNOVER: Balle
perdue. Catégorie statistique qu’il vaut mieux
éviter de remplir. C’est le cauchemar de tous les
basketteurs. Avec 14 "turnovers" lors du même match
cette saison, Jason Kidd a égalé le peu prestigieux
record NBA détenu depuis 1978 par John Drew
(ex-Atlanta).
UNDERCLASSMAN:
Terme désignant un joueur qui n'a pas terminé ou
même entamé son cursus universitaire. Chaque année,
ils sont de plus en plus à franchir le pas pour
entrer en NBA.
WINDMILL DUNK:
Dunk façon "moulin à vent" avec un mouvement des
bras du bas vers le haut. Geste très difficile,
réalisé lors du Slam Dunk Contest d’Oakland 2000 par
le vainqueur Vince Carter (Toronto).
ZONE DEFENSE:
Défense de zone. Elle est régulièrement utilisée en
Europe et en NCAA mais est strictement interdite en
CBA et bien sûr en NBA.
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